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Le tabac, un coût monumental pour les collectivités

Le tabac, un coût monumental pour les collectivités

Le tabac tue mais il coûte aussi une fortune à la collectivité et aux finances publiques, estimée à une perte de 120 milliards d’euros chaque année. Le CNCT alerte sur l’urgence à adopter l’ensemble des mesures du programme national de réduction du tabagisme en discussion au Parlement. Ces dispositions doivent être accompagnées d’une politique fiscale dissuasive et d’un fonds de prévention pour parvenir le plus rapidement à une baisse de la consommation du tabac et de son coût.

 

Paris, le 11 septembre 2015 Le rapport « Le coût social des drogues en France » de l’OFDT, réalisé par l’économiste Pierre Kopp vient de paraître.

Ce rapport évalue le coût monétaire social des drogues en France : tabac, alcool et drogues illicites. Les données sont sans appel et renforcent encore l’ampleur du coût déjà chiffré dans le passé. Le tabac, à égalité avec l’alcool, représente un coût annuel de 120 milliards d’Euros.

En dépit de recettes fiscales évaluées à 14 milliards, les dépenses notamment en soins sont telles que le coût net pour les seules finances publiques atteint près de 15 milliards chaque année.

Face à ce coût, l’enjeu des mesures du Plan National de Réduction du Tabagisme, PNRT, apparaît encore plus crucial. Il est essentiel que les parlementaires ne cèdent pas aux pressions extrêmement puissantes du lobby tabac mené actuellement par les fabricants de tabac et la confédération des buralistes. Le paquet neutre à cet égard, qui a pour objectif de réduire l’attractivité des produits et de prévenir l’entrée dans le tabagisme des jeunes, constitue une disposition importante.

A ces mesures du PNRT s’ajoute la nécessité de définir une politique fiscale beaucoup plus énergique, susceptible non seulement de dissuader les jeunes de commencer à fumer mais également d’inciter les fumeurs à arrêter.

Enfin, il est également urgent et indispensable de mettre en place un fonds de prévention alimenté sur les marges bénéficiaires réalisées par les fabricants de tabac, qui sont parmi les plus élevées au monde.

Aujourd’hui, chaque Français paie un impôt indirect élevé, qu’il soit fumeur ou non fumeur, en raison de ce coût majeur. « Il est grand temps que ceux qui causent ces dégâts sanitaires et ces coûts contribuent à compenser les dommages qu’ils causent », indique le Pr Yves Martinet.

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