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Belgique : Impact de l’interdiction de fumer dans les lieux publics

La Belgique a instauré une interdiction de fumer dans les lieux d’accueil du public et notamment dans les cafés et restaurants depuis le 1er juillet 2011.

Une évaluation a été faite de la mesure selon différents axes.

Une enquête, réalisée auprès d’un échantillon représentatif de la population de plus de 15 ans, a été confiée par la Fondation Belge Contre le Cancer à l’institut spécialisé Dedicated Research. Cette enquête montre notamment le soutien croissant des Belges à l’égard de la mesure d’interdiction de fumer, y compris une nette majorité chez les fumeurs depuis l’entrée en vigueur de la disposition. Alors que ces derniers étaient seulement 41% favorables à une interdiction de fumer avant l’application de celle-ci, ils sont aujourd’hui 59% à la soutenir. Globalement 77% de la population se déclarent satisfaits de cette mesure de protection. Ce chiffre est conforme à celui enregistré dans l’ensemble des pays adoptant une telle mesure.
Ainsi en France (1), l’enquête d’évaluation avait montré que le soutien des fumeurs était passé de 28% avant l’entrée en vigueur de l’interdiction de fumer dans les cafés à 60% un an après. Pour les restaurants, une faible majorité de fumeurs y était déjà favorable dès 2006 : 51% mais la proportion a sensiblement augmenté une fois la mesure effective passant à 79%. Le soutien des non fumeurs est encore plus massif dépassant largement les 80%.

La deuxième caractéristique de cette évaluation est que la catastrophe économique annoncée par les professionnels du secteur de l’accueil et de la restauration très sensibles à la désinformation dispensée par les fabricants de tabac ne s’est nullement produite. Selon l’Institut économique, le SPF Economie, la mesure objective de l’évolution du chiffre d’affaires des cafés montre une progression de 4% entre 2010 et 2011.

Grâce à des contrôles destinés à l’application de la mesure et à l’adhésion de la population, l’effectivité de l’interdiction est jugée satisfaisante même si une marge d’amélioration est possible en particulier le soir.

Enfin, si la mesure d’interdiction de fumer dans les lieux publics a pour finalité essentielle de protéger contre un risque mortel que constitue l’exposition au tabagisme passif, l’adoption de la mesure peut également avoir une incidence sur le tabagisme dans son ensemble. En l’espèce le nombre de fumeurs a légèrement diminué suite à l’entrée en vigueur de la disposition.

Ces enquêtes démontrent une fois de plus que les mesures d’interdiction de fumer sont
– populaires,
– elles améliorent la qualité de vie des personnes, notamment de celles qui travaillent dans les lieux qui étaient particulièrement pollués,
– elles facilitent l’arrêt du tabac et contribuer à dissuader de commencer
– elles favorisent l’activité économique et réduisent globalement le coût du tabac pour la collectivité.

(1) Projet ITC, Octobre 2011, Projet ITC (Octobre 2011). Rapport national ITC France. Université de Waterloo, Waterloo, Ontario, Canada ; Institut national de prévention et d’éducation pour la santé (INPES), Institut national du cancer (INCa), Paris, France.

Pour une synthèse des résultats

Pour accéder au rapport de l’étude

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