Aujourd’hui, la santé des Européens a été entendue
En dépit d’un lobby tout puissant, les parlementaires européens ont franchi une première étape essentielle en adoptant en Commission des dispositions fortes et protectrices pour la santé des Européens, dans le cadre du projet de directive européenne sur les produits du tabac. Cette première étape nécessite d’être confirmée lors du vote final et de la négociation avec le Conseil représentant les Etats Membres.
Paris, le 11 juillet 2013 – Depuis plusieurs années, l’Europe est engagée dans un projet de directive sur la présentation des produits du tabac susceptible de prévenir le tabagisme de centaines de milliers de jeunes Européens et de réduire le coût sanitaire et financier de cette épidémie.
Après des mois d’un lobby sans précédent orchestré par l’industrie du tabac et ses alliés, le Parlement européen, dans le cadre de la Commission saisie pour ce dossier, la Commission Envi, a adopté des mesures fortes, soutenues par la très grande majorité des citoyens européens.
Parmi ces mesures figurent notamment :
– L’apposition d’avertissements graphiques couvrant 75% de la surface des deux principaux côtés des paquets de produits du tabac,
– Une interdiction complète de tous les arômes attractifs et une réglementation de l’usage d’additifs dangereux dans le tabac,
– Une interdiction des cigarettes très fines, dites « slims » et des paquets ayant la forme de rouge à lèvres visant tout particulièrement les jeunes filles,
– Des mesures permettant de lutter efficacement contre le commerce illicite des produits du tabac : contrebande et contrefaçon,
– La possibilité pour les Etats membres d’instaurer à leur niveau des paquets neutres standardisés,
– La réglementation des cigarettes électroniques, rattachées aux dispositions de nature médicale.
Le Pr Yves Martinet, président du Comité National contre le Tabagisme, membre de l’Alliance contre le tabac en France, se félicite de cette première étape. « La voix de l’intérêt général a finalement été entendue en dépit de toutes les désinformations véhiculées et autres procédés visant à bloquer, ralentir et saper les mesures de prévention. » a-t-il indiqué.
« Aujourd’hui, toutes les organisations européennes de santé et celles également soucieuses de résister à un lobby catégoriel extrêmement puissant, saluent cette nouvelle », ajoute Emmanuelle Béguinot. « Il faudra cependant être vigilant pour que la décision finale du Parlement, attendue en septembre en séance plénière, et issue également des discussions avec le Conseil ne soit pas « détricotée » ou de nouveau bloquée« .