Une histoire d'amour ancienne

Une histoire d'amour ancienne

L’industrie du tabac a toujours beaucoup investi dans le cinéma pour la promotion de ses produits et du tabagisme en général.

En France, près d’une centaine de publicités Gitane Cinéma étaient ainsi référencées dans les seuls supports de l’Officiel des Spectacles et du Pariscope au cours de l’année 1995 deux ans après l’interdiction de toute publicité en faveur du tabac.

De même, à l’occasion du Festival de Cannes, des campagnes de presse étaient également organisées au début des années 90  avec insertion de pages entières de publicités dans des quotidiens nationaux et des magazines en faveur de « l’Action Cinéma Philip Morris ». Les visuels rappelaient en tout point l’univers publicitaire de la marque de tabac. A cela s’ajoutaient les « Clubs espace Philip Morris » qui s’étaient multipliés après l’entrée en vigueur de la loi et qui poursuivaient cette même finalité promotionnelle.

Jusqu’au milieu des années 2000, l’industrie a continué de financer de nombreuses manifestations internationales dans le domaine du cinéma (Marrakech, San Sebastian, etc.). A titre d’exemple, le Prix Altadis (aujourd’hui Imperial Tobacco ndlr) du Jeune Réalisateur aidait « la promotion de jeunes cinéastes lors de la sortie de leurs films en France ». Altadis parrainait également le Prix « Un certain Regard » au festival de Cannes, appelé autrefois « Un Certain regard – Altadis ».

Le fabricant Japan Tobacco International qui finance de nombreuses actions sur le créneau de la « philantropie »,  organise pour ses actions de lobbying plusieurs fois par an des avant-premières cinéma destinées aux responsables politiques notamment.

L’industrie du tabac est tout sauf une entreprise philanthropique. Si elle est massivement présente depuis des décennies dans le cinéma, c’est qu’elle y trouve un intérêt majeur.

Crédit photo : http://www.smoke-free.ca/