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Oui à une politique fiscale forte des produits du tabac couplée à d’autres mesures !

Oui à une politique fiscale forte des produits du tabac couplée à d’autres mesures !

La publication de l’homologation des prix des produits du tabac devrait se traduire par une augmentation de 1 euro par paquet de cigarettes à partir du 1er mars. Cette hausse des taxes, si elle est effectivement répercutée par les fabricants, permettra de réduire l’entrée dans le tabagisme des jeunes et d’inciter fortement à l’arrêt. Les politiques de hausses des taxes doivent cependant être accompagnées par d’autres mesures, notamment de prévention. C’est l’enjeu du fonds de lutte contre le tabac. 

Paris, le 5 février 2018 – Une première série de hausses des taxes sur les produits du tabac devrait intervenir à partir du 1er mars 2018. La hausse annoncée est de 1 euro par paquet. La liste des prix des produits du tabac vient d’être promulguée et il conviendra de vérifier si les fabricants de tabac, à la différence des précédentes hausses annoncées, les ont bien répercutées ou, au contraire, ont développé de multiples stratégies de contournement pour éviter les effets de décrochage de la consommation.

Les politiques fiscales de hausses significatives et répétées dans le temps constituent le moyen le plus efficace pour réduire l’accessibilité des produits du tabac pour les jeunes et inciter les fumeurs à arrêter. Les personnes les plus démunies ou ayant un pouvoir d’achat limité comme les adolescents sont particulièrement réceptives à cette politique.

Il importe cependant d’accompagner ces hausses pour qu’elles soient pleinement efficaces. La France devrait s’attacher à mettre en place rapidement un système de suivi et de traçabilité des produits du tabac en veillant rigoureusement à ne pas confier cette tâche aux fabricants de tabac ou à des tierces parties, sociétés travaillant pour eux de manière plus ou moins occulte. Ce système permettra en effet de mieux lutter contre les achats hors réseau des buralistes qu’il s’agisse des achats de contrebande pour lesquels les produits sortent des machines des fabricants ou des achats transfrontaliers avec un sur-approvisionnement de ces marchés limitrophes par ces mêmes industriels.

En outre, le fonds de lutte contre le tabac devrait aujourd’hui financer les actions de prévention du tabagisme, en particulier celles portées par la société civile. « Ces financements sont indispensables pour mettre en œuvre de manière effective l’ensemble des mesures qui ont été adoptées » souligne le Pr Yves Martinet, président du Comité National Contre le Tabagisme.

Contact presse : 

Pr Yves Martinet, Président : 01 55 78 85 10

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