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Le tabac au cœur des débats sur les Maladies Non Transmissibles !

Les représentants des différents états du monde se sont réunis les 19 et 20 septembre derniers à New-York pour le Haut Sommet de l’Organisation des Nations Unies sur les Maladies Non Transmissibles (MNT). Cette réunion très attendue avait pour objectifs de faire un point sur la situation des MNT dans le monde et d’établir un plan d’action à court et moyen terme. S’agissant entre autres des cancers, maladies cardiovasculaires et respiratoires, le Comité National Contre le Tabagisme tient à rappeler la nécessité, de mettre en œuvre avec force les mesures du traité de l’OMS pour une réduction de la consommation de tabac en France et soutient l’instauration d’une taxation dynamique des produits du tabac pour financer ces mesures.

Paris, le 21 septembre  2011 – Le Haut Sommet de l’Organisation des Nations Unies s’est achevé hier à New-York. Cette réunion de haut rang a rassemblé les représentants de différents Etats afin d’établir un plan d’action mondial pour une diminution des Maladies Non Transmissibles (MNT), qui tuent chaque année 35 millions de personnes dans le monde. Les MNT, c’est-à-dire les cancers, les maladies cardiovasculaires, les maladies respiratoires chroniques et le diabète, constituent des problèmes majeurs de santé publique et d’économie. Ils constituent clairement une menace majeure pour les systèmes de santé et de véritables obstacles au développement pour nombre de pays. La majorité de ces maladies ont en commun des facteurs de risque évitables liés au mode de vie, en particulier la consommation de tabac.

Le Comité National Contre le Tabagisme rappelle ainsi l’urgence à agir pour stopper la prévalence des MNT au travers d’une lutte contre l’épidémie du tabagisme. La lutte contre le tabagisme doit être considérée comme un investissement sanitaire mais également économique.  Ceci signifie une mise en œuvre déterminée de l’ensemble des mesures de réduction de la consommation de tabac dont l’efficacité a été démontrée et notamment :
– La suppression de toute publicité y compris sur les lieux de vente et l’instauration de paquets neutres standardisés ;
– L’adoption d’une politique fiscale dynamique sur les produits du tabac avec une taxation portant également sur les profits des fabricants de tabac à l’origine de cette hécatombe, susceptible de mettre en œuvre ces mesures et aider à l’arrêt ;
– La préservation des politiques publiques de l’ingérence de l’industrie du tabac au sens large dont les intérêts vont à l’encontre de l’intérêt général.

« Nous savons quelles sont les mesures efficaces pour réduire la consommation de tabac et ainsi éviter la montée de la prévalence des MNT. Comme l’a rappelé Xavier Bertrand, la France doit appliquer les dispositions de la CCLAT afin de faire reculer le fléau du tabagisme.» souligne le Professeur Yves Martinet, Président du CNCT.
Le Ministre de la Santé, du Travail et de l’Emploi, Xavier Bertrand, a, dans son discours au sommet, salué le rôle de l’OMS qui a coordonné cette action auprès des différents Etats. Il a également annoncé que les Etats représentés lors de cette réunion « doivent agir pour que l’ensemble des pays prennent conscience de l’enjeu des MNT et inscrivent cette problématique dans l’agenda du développement au niveau mondial. »

Au-delà de ces engagements politiques forts, il importe aujourd’hui de parvenir à des objectifs précis de réduction de ces Maladies Non Transmissibles.

L’implication de la société civile demeure essentielle pour rappeler que, dès à présent, une mise en œuvre déterminée du traité de l’Organisation mondiale de la Santé en matière de réduction de la consommation de tabac, la CCLAT, constitue la première décision à appliquer avec force. L’implication de l’Australie qui vient d’annoncer une contribution additionnelle à hauteur de 700 000 dollars pour l’application de ces dispositions constitue une première illustration de cet engagement.

Le CNCT attend de la France et de l’ensemble des pays européens une implication à la hauteur des discours prononcés et rappelle que les fonds engagés constituent des investissements susceptibles de réduire très rapidement le fardeau sanitaire et les charges insupportables sur les budgets de santé.

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