Mairies Libres Sans Tabac :

Première étape pour une ville sans tabac

 

Avec l’appui de l’Agence Régionale du Grand Est et de la MILDECA et soutenues massivement par leur population, trois villes de la région Grand Est : Joinville (52), Mulhouse (68) et Thionville (57) participent au projet expérimental de « Villes Libres sans tabac » dont le lancement aura lieu en novembre 2020 à l’occasion de Mois Sans Tabac. L’enjeu principal de ce projet est de s’inscrire dans la perspective de GénérationSansTabac prévue pour 2032 et de travailler à sa réalisation. Pour y parvenir, il convient de débanaliser la consommation de tabac et de rendre ces produits moins attractifs. Des objectifs soutenus massivement par la population de ces villes et portés politiquement par leur maire avec une implication des différents acteurs concernés.  Pour montrer l’exemple, les mairies des trois communes seront les premières à mettre en œuvre le projet avec l’opération Mairie Libre Sans Tabac.

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Le projet est porté par l’association Grand Est Sans Tabac (GEST) avec le CNCT et est financé par l’ARS Grand Est ainsi que la Mission Interministérielle de lutte contre les drogues et les conduites addictives (MILDECA).

La mise en œuvre d’une « Mairie libre sans tabac »

En tant que symboles de la démocratie de proximité et pour donner la note, les mairies seront les premières à expérimenter le projet. Il s’agit pour elles de répondre à un double objectif : améliorer la qualité de vie et le bien-être au travail de leurs agents mais aussi montrer l’exemple à leurs habitants et aux visiteurs en éliminant toute exposition au tabagisme passif et en débanalisant la consommation de tabac à travers le rappel de la dangerosité du tabac.

La mise en place du projet sera progressive, elle se fera sur le volontariat des agents qui seront formés pour devenir des ambassadeurs auprès de leurs collègues afin qu’ils fassent connaître le projet et leur apporter les outils nécessaires pour respecter la démarche. Un comité de pilotage spécifique sera constitué pour assurer l’implémentation du projet.

Les dirigeants municipaux, quelle que soit la taille de la population de leur ville, ont une occasion unique – et une responsabilité – de protéger leurs citoyens des multiples autres préjudices sanitaires, sociaux et économiques résultant de consommation de tabac. Des actions dédiées au niveau de la ville pour protéger les populations peut également être un catalyseur pour une prise de conscience nationale.

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Le projet « Villes Libres Sans Tabac »

Ce projet expérimental vise à rédiger puis à mettre en œuvre, pour chaque commune, un Programme Local de Lutte contre le Tabac (PLLT) qui repose sur une charte et un cahier des charges construit avec les trois villes.  L’implication des collectivités territoriales (régions, départements, communes) dans la lutte contre le tabac est essentielle car elles disposent de leviers d’intervention et sont en mesure de porter des actions de proximité.

Pour chacune, le PLLT comportera des actions effectives spécifiques visant à réduire le tabagisme de sa population. Par exemple :

  • La mise en place de nouveaux espaces publics sans tabac : parcs publics, lieux de pratique d’activité physique et sportive etc.
  • Une assistance à destination des universités, administrations, entreprises, etc. pour qu’elles deviennent des structures « sans tabac » non seulement au sein des bâtiments comme le prévoit déjà la législation nationale mais au-delà, dans les espaces extérieures
  • Une communication adaptée à la ville : sensibilisation et information auprès du grand public sur des thématiques portées par la ville (thématique des mégots par exemple), actions de communication à l’occasion d’événements tels que la Journée Mondiale Sans Tabac ou le Mois Sans Tabac ;
  • Des contrôles de l’application de la législation actuelle concernant le tabac : vérification de l’interdiction de fumer dans les lieux publics, de l’interdiction de vente aux mineurs…
  • Une formation à l’attention des professionnels de santé de la commune pour la prise en charge de la dépendance tabagique et les messages de prévention dans ce domaine.

Pourquoi ces trois villes ?

Un enjeu sanitaire majeur

Le Grand Est, avec 30,1% de sa population de fumeurs quotidiens (1,2 millions de fumeurs), se classe au 4e rang des régions où le tabagisme est le plus élevé. La moyenne nationale de fumeurs quotidiens est de 26,9%. La région partage près de 800 km de frontières avec 4 autres pays (Allemagne, Belgique, Luxembourg et Suisse), ce qui facilite les achats transfrontaliers et diminue l’efficacité des politiques fiscales et donc l’impact des hausses des taxes sur les produits du tabac.

Selon Santé Publique France, les fumeurs quotidiens du Grand Est ont des consommations moyennes supérieures à celles de la moyenne nationale et la proportion de fumeurs souffrant d’une forte dépendance est encore plus élevée que celle de la moyenne nationale : 23,1% versus 18,4 %.

Il s’ensuit une incidence et une mortalité élevées pour les pathologies les plus associées au tabac (cancer du poumon, broncho-pneumopathie chronique obstructive et cardiopathies ischémiques) avec de fortes disparités entre les départements. La Moselle, la Meurthe-et-Moselle et les Ardennes présentant les situations les plus préoccupantes.

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Une volonté politique forte pour parvenir à une ville sans tabac où il fait bon vivre

La finalité du programme est de contribuer à améliorer la santé, les conditions de travail et le bien-être de tous les habitants, dont les employés de mairie, et ainsi de contribuer à renforcer pour ces trois villes leur qualité reconnue de villes « où il fait bon vivre ». Ce projet s’inscrit dans la finalité de construire une génération sans tabac dès 2032 nécessitant la mobilisation de tous et à tous les échelons.

 

Un soutien massif de la population

L’Institut d’études Audirep a mené un sondage pour Grand Est Sans Tabac et le Comité National Contre le Tabagisme auprès d’un échantillon représentatif d’habitants de Joinville, Mulhouse et Thionville en septembre-octobre 2020. Selon les premiers résultats, il apparait que, quelle que soit la ville, les habitants présentent un intérêt majeur pour la mise en place de Mairies Libres Sans Tabac et pour le projet Ville Libre Sans Tabac.

A Joinville et à Thionville, 94% des habitants soutiennent la transformation de la mairie en lieu sans tabac. 9 fumeurs sur 10 sont également favorables dans les deux villes.

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Plus de 80% de les habitants de Joinville, Mulhouse et Thionville soutiennent la mise en œuvre d’un programme local de lutte contre le tabagisme.

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Pour en savoir plus, consultez notre dossier de presse

 

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