Le tabac n’est pas un produit comme les autres. C’est le seul produit de consommation courante à être responsable du décès de la moitié de ses consommateurs réguliers.

Consommé par environ 30 % de la population adulte[1], le tabac est, de loin, la première cause de morts et de maladies évitables en France. Chaque année, ce sont plus de 60 000 fumeurs qui décèdent d’une pathologie liée à leur tabagisme dans notre pays.

La moitié des victimes du tabac meurt jeune, entre 35 et 69 ans, ce qui correspond à une réduction de l’espérance de vie de 20 à 25 ans pour ces derniers par rapport à celle des non fumeurs[2].

Les maladies inhérentes à la consommation du tabac sont nombreuses et de types variés car presque tous les organes peuvent être affectés. Malheureusement, ces maladies sont  souvent très graves, longues et douloureuses.

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Source: https://sante-pratique-paris.fr/dossier/tabagisme-arret/

Le tabac, première cause de mortalité par cancer

En France, la première cause de mortalité est le cancer. Et la première cause de cancer est la consommation de tabac.

Cette dernière ne provoque pas uniquement des cancers des voix respiratoires. En effet, si elle affecte les poumons, la bouche, les lèvres, la langue, le larynx, le pharynx, elle touche aussi l’œsophage, la vessie, les reins, l’estomac, le pancréas, le col utérin, etc.…

Parmi ces pathologies, certaines ont un faible espoir de guérison. Dans le cas du cancer du poumon, notamment, le taux de survie des patients à cinq ans est d’environ 10 %.

Le tabac entraîne la survenue de maladies respiratoires

La consommation de tabac est  à l’origine de maladies respiratoires, souvent chroniques et invalidantes, appelées broncho-pneumopathies chroniques obstructives (BPCO) : bronchite chronique, emphysème, débouchant, à terme, sur l’insuffisance respiratoire chronique, etc.…

Le tabac, facteur de risque central des maladies cardiovasculaires précoces

Le tabac est un facteur de risque majeur de maladies cardio-vasculaires, tout particulièrement chez les sujets jeunes. En effet, 80 % des victimes d’infarctus du myocarde avant 45 ans sont des fumeurs.

La consommation de tabac augmente également le risque de développer une hypertension artérielle, une athérosclérose, une artérite des membres inférieurs, ou un accident vasculaire cérébral.

Impact de la dose et de la durée de consommation de tabac sur la santé

L’excès de risque encouru par un fumeur dépend de sa consommation moyenne journalière (c’est-à-dire de sa dose de tabac par jour) et de l’ancienneté de son tabagisme (soit la durée au cours de sa vie).

Contrairement aux idées reçues, la durée de consommation a plus d’impact que la quantité de tabac consommée sur la santé. Par conséquent, à titre d’exemple, on peut considérer que doubler sa dose de tabac double l’excès de risque pour la santé. Mais doubler sa durée de consommation multiplie l’excès de risque environ par 20[3].

Les « petits fumeurs » qui fument longtemps dans leur vie encourent ainsi un risque important pour leur santé.

Le bénéfice de l’arrêt

Il n’est jamais trop tard pour arrêter, mais le plus tôt est le mieux.

Aussi, le risque cumulé de cancer du poumon jusqu’à l’âge de 75 ans est :

  • de 16 % chez les fumeurs qui continuent à fumer
  • de 10 % chez les fumeurs ayant arrêté à 60 ans 
  • de 6 % chez les fumeurs ayant arrêté à 50 ans 
  • de 3 % chez les fumeurs ayant arrêté à 40 ans 
  • de 2 % chez les fumeurs ayant arrêté à 30 ans[4].

 

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[1] Enquête LH2 – CNCT, novembre 2008, Echantillon représentatif population adulte
[2] Catherine Hill, « Conséquences du tabagisme sur la santé », in Le tabagisme, Yves Martinet, A. Bohadana et alii, Masson, 2004, p 62.

[3] Catherine Hill, « Conséquences du tabagisme sur la santé », in Le tabagisme, Yves Martinet, A. Bohadana et alii, Masson, 2004, p 64.

[4] Catherine Hill, « Conséquences du tabagisme sur la santé », in Le tabagisme, Yves Martinet, A. Bohadana et alii, Masson, 2004, p 64.