Pollution intérieure : recommandation n° 1, ne pas fumer

En France, la qualité de l’air intérieur fait partie des préoccupations de santé publique et une attention particulière est portée sur cette question depuis plusieurs années (1er et 2nd Plans Nationaux Santé Environnement, Grenelle de l’Environnement …).

Chaque individu passe en moyenne 85 % de son temps dans des environnements clos : habitat, locaux de travail ou destinés à recevoir du public, moyens de transport etc. dans lesquels nous pouvons être exposés à de nombreux polluants.
Différentes sources peuvent ainsi être à l’origine de la présence de polluants dans l’air intérieur. Ces polluants sont émis par le bâtiment lui-même et ses équipements (moisissures, amiante, plomb …), ou encore sa décoration (revêtements muraux, de sol, meubles …). Ils proviennent aussi de l’environnement extérieur immédiat (monoxyde de carbone, pollution atmosphérique, pollens, virus …) et de l’activité des occupants (tabac, bricolage, peinture, produits d’entretien ménager, désodorisants …).
Si certaines personnes sont plus exposées que d’autres (jeunes enfants, personnes souffrant d’allergies et d’asthme), tout le monde est en réalité concerné.
Rappelons que la fumée de tabac contient des centaines de substances chimiques cancérigènes et responsables de maladies cardiaques et respiratoires.
Avant l’entrée en vigueur de l’interdiction de fumer dans les lieux de travail et d’accueil du public,  il avait été démontré que la qualité de l’air était en moyenne 89 % moins saine dans les lieux où il est permis de fumer que dans les lieux non-fumeurs*.

Le lien entre santé et qualité de l’air n’est plus à démontrer, mais contrairement à beaucoup de croyances, l’air intérieur des habitations, des bâtiments publics, des commerces ou encore des bureaux de travail est donc parfois aussi pollué voire davantage que l’air extérieur.
La pollution tabagique intérieure de l’habitat, tout comme celle des lieux extérieurs, fait aujourd’hui partie des inquiétudes quotidiennes des Français en matière de santé.
Le tabagisme passif produit des effets toxiques même après de brèves expositions.

C’est en ce sens que s’inscrit l’enjeu de l’interdiction de fumer dans les véhicules personnels et tout un travail de sensibilisation pour veiller à ce que les domiciles soient entièrement non fumeurs.

Note :
* Etude internationale réalisée dans 24 pays entre 2003 et 2006 sur la pollution par la fumée du tabac dans les lieux de travail et d’accueil du public intérieurs coordonnée par le Centre International de Recherche sur le Cancer (CIRC) et l’Institut Roswell Park Cancer (Etats-Unis), 2006 ; CP du CNCT du 22 septembre 2006.