Les mégots, ennemis majeurs mais méconnus de l’environnement

Geste simple et irréfléchi mais pourtant lourd de conséquences. Jetés nonchalamment au sol, les mégots sont emportés par les eaux pluviales ou le vent et finissent leur voyage aux pieds des arbres, dans la terre, dans les égouts, les plages ou les rivières et océans qu’ils pollueront. Car la pollution n’est pas que visuelle, le filtre est formé d’acétate de cellulose non biodégradable mais photodégradable, c’est-à-dire que sous l’action des ultraviolets, les mégots se décomposent en plein de petits morceaux. Abandonnés dans la nature, ils mettent en moyenne 12 années à se décomposer. Les 4 000 substances chimiques[1] présentes dans la fumée de cigarettes s’imprègnent dans ce filtre et ne disparaissent pas toujours, elles sont essentiellement diluées dans l’eau et les sols.

Un seul mégot peut contaminer jusqu’à 500 litres d’eau potable devenant alors impropres à la consommation. Ils constituent le 3ème déchet le plus mortel des océansDans un litre d’eau (douce ou salée), le taux de nicotine présent dans le mégot peut tuer la moitié des petits poissons présents[2]. Au sol, ils sont également un danger pour les animaux et les petits enfants qui les ingèrent fréquemment.

A Paris, 350 tonnes de mégots sont ramassées tous les ans,  un coût environnemental et financier que l’on pourrait éviter


[1] https://www.senat.fr/leg/ppl12-345.html
[2] Ibid